Dans une ville silencieuse et inerte,
Les lèvres sur le filtre de ma cigarette,
Je la consumais et la fumée s’élevait
Comme une prière teinte de mes regrets.
La lumière inhospitalière des néons
Guidais mes pas au travers d’une nuit d’Éon,
Parmi des battisses aux allures nostalgiques,
Conservées par une éternité mélancolique.
À chaque promenade dans ces rues insanes,
Un familier air de jazz emplissait mon âme,
Je venais pour l’écouter encore une fois,
Espérant ainsi retrouver des fragments d’autrefois.

Illustration par Yohann Varillon, poème par Clément Masson.